Ethologie, internet et les animaux : Evolution ? Révolution ? Régression ?

Winter, le 11 mai 2011

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« Du comportement grégaire des individus, ou une approche assez peu orthodoxe du débat qui oppose la nature à la culture»

Lorsqu’on observe une colonie de fourmis , on peut être étonné du comportement social, de leur mode de communication, et d’une certaine « instantanéité » qui semble régner au sein de la fourmilière.

Lorsqu’on contemple les grandes migrations de canards ou autres volatiles, on est étonné de ces comportements de masse à répétition. Plus loin de chez nous, au Soudan, presque deux millions d’antilopes peuvent faire le même voyage au même moment, ce qui nécessite deux choses : communication et instantanéité.

Si l’on regarde l’histoire du monde des hommes, on a l’impression que les grands mouvements se produisent au même moment à plusieurs endroits de la planète : Grandes inventions, grandes organisations sociales.

Dans le monde moderne, nous critiquons l’instantanéité en ce qu’elle s’oppose à la réflexion : Instantanéité de l’information, Instantanéité des décisions politiques. Nous vivons en ce moment des périodes de prises de décisions politiques à l’emporte pièce sans réel recul et dont on voit les conséquences dramatiques dans notre vie de tous les jours.

Internet joue désormais un rôle majeur dans notre société dans la transmission instantanée des messages. On vient de le constater dans le mouvement des révolutions arabes, où l’on voit d’un seul coup toute une partie d’un continent s’enflammer, parfois au sens propre. Ce rôle est devenu tellement prépondérant qu’il contamine également par ricochet (finance, économie) les sociétés humaines moins bien ou peu équipées.

Internet et tous ses moyens de communication des masses (facebook, twitter etc…) ainsi que tous les autres réseaux sont devenus pour beaucoup un élément de base de la vie moderne : informations, météo, embouteillage, déplacement et placements sont devenus des réflexes quotidiens sur le web.

Toute polémique mise à part, on peu se poser la question de savoir si nous ne serions nous pas, grâce à l’informatique, en train de créer où de faire resurgir au sein de la race des hommes des comportements primaires, grégaires, très animaliers

En ce sens, et de manière très paradoxale, cet outil particulièrement efficace qui est internet serait en train de transformer notre race d’homme en race d’animaux, ordonnés, communiquant instantanément entre eux par des sortes de phéromones informatiques, ou la réflexion deviendrait inutile puisque est ordonnée par la masse.

Vu de cette manière, le progrès fait réfléchir.

Surtout lorsqu’on s’extasie par ailleurs devant l’organisation qui règne dans une ruche ou une fourmilière…

De quoi écrire une thèse…

à Fukushima, Tepco devrait être inculpé de crime contre l’humanité.

Winter, le 06/04/2011

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« Tepco devant le TPI ?»

L’article 7 du statut de Rome, qui définit la notion de crime contre l’humanité après avoir énuméré tous les cas de viol, déportation, torture etc… indique qu’on peut parler de crime contre l’humanité dans le cas « d’autre actes inhumains de caractère analogue causant intentionnellement de grandes souffrances ou des atteintes graves à l’intégrité physique (…) »

Lorsqu’une personne ou une institution ment sciemment à un état ou une institution dans le but d’obtenir de manière indue un avantage, ou tente, par des manœuvres mensongères de camoufler la réalité ;

Lorsqu’une conséquence directe de ce mensonge est d’atteindre à l’intégrité physique d’un groupe d’individus ;

Ne peut on alors pas parler de crime contre l’humanité ?

Dans le cas de ce qui s’est passé au Japon, la situation, pour aussi compliquée qu’elle soit n’aurait sans doute pas été aussi dramatique si les personnes responsables avaient tenu compte des avertissements reçus, si elles n’avaient pas tenté de camoufler pour des raisons purement économique la réalité de la centrale, si elles avaient décidé les bons investissements au bon moment.

M. Masataka Shimizu, le président de Tepco, qui passe son temps à s’excuser, devrait rendre des comptes devant le tribunal pénal international.

Certes, ce dernier traite des affaires de guerre, pas des affaires économiques.

Et pourtant, l’intégrité physique de tout un peuple est bien menacée

Ce serait donc une première intéressante.

Mais combien faudra il de morts ou d’invalides civils pour le comprendre (à Tchernobyl le coût le plus important des dégâts passe dans le paiement des pensions d’invalides, car il y a sept millions de personnes pensionnées)  

Le vrai prix de l’énergie

Fukushima et le coût de l’énergie

 Winter, le 15/04/2011

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«Fukushima et le prix de l’essence»

On trouve que l’essence, c’est toujours trop cher. En fait, on ne comprend pas bien ce que c’est que l’énergie. Les événements dramatiques du Japon sont là pour nous rappeler que la guerre du feu n’est pas terminée. Ramenons nous donc à un calcul que toutes les femmes qui font un régime comprendront pour approcher la valeur de l’énergie. On la mesure en Kilo Calorie, notée Kcal. De manière simple, 1 Kcal, c’est la quantité d’énergie à apporter pour élever un kilogramme d’eau de 1 degré centigrade.

Mettons qu’il ne me faille qu’un verre d’essence pour aller chercher ma baguette de pain à la boulangerie : Avec 10 cl de carburant, on brûle presque 80 000  Kcalories,  alors qu’un homme qui marche dix minutes  n’en brûlera que 30.

Quand je roule 10 minutes en ville avec ma voiture pour aller chercher une baguette de pain, c’est comme si j’allais sur un char tiré par  2000 à 3000 esclaves…L’opération serait donc rentable d’un point de vue énergétique… si ma voiture consommait 2000 à 3000 fois moins et même si je ne consommais qu’un dé à coudre d’essence (100 fois moins)  pour aller chercher ma baguette, cela resterait totalement déraisonnable…On voit par là que le prix de l’essence n’a strictement rien à voir avec le service rendu…

Maintenant qu’on a compris la puissance qu’il y avait dans un simple verre d’essence, voyons les centrales nucléaires : 1 tout petit gramme de matière nucléaire en fission produit autant d’énergie que 2 litres et demi d’essence… Dans un cœur de réacteur, il y a quelques tonnes de matières fissiles… Des milliards d’esclaves, qui, s’ils ne sont pas bien domptés, peuvent faire une vraie révolution…

La vraie question, ce n’est pas le prix de l’énergie, mais c’est de se servir à bon escient de cette ressource formidable.

Ben Laden, dernier indien ?

Winter, le 5 mai 2011

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« geronimo le maudit »

Les américains sont des gens déconcertants. Il y a onze ans, un fou furieux leur casse leur tours jumelles et depuis, une traque sans faille a lieu.

Sur le vol Rio Paris AF447 , la France met deux ans à retrouver deux boites noires perdues dans un océan immense… et profond… autant chercher un grain de sable dans le désert…Et pourtant…. Onze ans… Deux ans…

On a du mal à comprendre qu’il soit si compliqué de retrouver une personne qui vit, rencontre des gens, donne des ordres, communique, a une fortune à gérer, des ennemis, des amis, une famille richissime, des enfants … et habite dans une des zones les plus scrutées de la planète en cette période d’après septembre 2001.

Dans un autre genre, quelle idée est donc passée par la tête de nos amis d’outre atlantique d’appeler l’opération d’élimination de Ben Laden « Géronimo ».

Peut-être à cause de la chanson de Renaud, « geronimo le maudit », le nom de Geronimo (leader apache rebel et fin tacticien) est associé chez nous au massacre de Wounded Knee : En 1890, les états unis décident d’une opération de grande envergure qui aura pour but – de leur aveu même – de plier les derniers indiens sioux au mode de vie américain. Au bout de soixante et onze jours de siège, les forces américaines donnent l’assaut et massacrent près de 150 sioux, mettant ainsi fin à une lutte qui aura duré 400 ans.

Geronimo, de son côté, instigateur de la lutte appaches, se rendra finalement dans des conditions occultes, puis se convertit au christianisme et meurt en 1909.

Quand à sa tombe, on dit que Prescott Bush le grand-père de l’ancien président George Bush lui-même aurait participé à sa profanation vers 1918 afin de récupérer de crâne pour son club universitaire à Yale. Sur la photo ci-dessous, ou voit le petit fils, george w bush (au premier rang à gauche) poser à côté de ce qui est censé être le crâne de geronimo supposément volé par le grand père.

(image prise sur le site : http://www.topinambours.net/article-22985640.html)

90 ans plus tard, les apaches se battent toujours pour tenter de récupérer le supposé crâne de Geronimo qui est la mascotte du très élitiste club de l’université de Yale, Skul & Bones

Pas très heureux, tout cela..

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